SNCF et Alstom reportent le TGV M à l’automne 2026

Vendredi, SNCF et Alstom ont fait état d’un nouveau report pour l’entrée en service commercial du TGV M sur l’axe Paris-Marseille. Leur cible est désormais « l’automne 2026 », soit une mise en circulation entre le 23 septembre et le 21 décembre.

Destiné à rouler sous la marque Inoui, ce matériel a obtenu en mai l’aval des autorités de France et d’Europe sur les volets sécurité et performances. Dans un communiqué conjoint, les deux entreprises disent avoir établi « le bon fonctionnement global du train », tout en allongeant l’ultime étape de mise au point afin de procéder à des « réglages et améliorations » portant sur le confort des voyageurs et le service à bord.

« D’habitude, nous mettons en service commercial les nouveaux trains, puis nous avons une période de rodage de plusieurs mois. Dans ce cas, nous préférons boucler les réglages au maximum avant la mise en service », indique-t-on chez SNCF Voyageurs, filiale qui a commandé 160 exemplaires pour plus de 5 milliards d’euros.

Fixé à l’origine avant les Jeux olympiques de Paris en 2024, le calendrier a déjà glissé vers 2025, puis 2026, un objectif de juillet et enfin la rentrée 2026.

Des circulations pré-commerciales se sont déroulées tout l’été sur le réseau français. Y ont pris part environ 2 000 agents de la SNCF ou d’Alstom, ainsi que 1 600 clients-mystères. Parmi les points encore à corriger figurent des ajustements de capteurs et le temps de réponse des caisses enregistreuses de la voiture-bar, phénomènes liés aux variations d’alimentation électrique selon les régions traversées.

Ces ajustements incombent à Alstom au cours des prochaines semaines. La SNCF enchaînera ensuite avec une nouvelle campagne d’essais à blanc.

Pour souligner sa modularité, le train a été rebaptisé « M » — il s’appelait Avelia Horizon chez Alstom. Ce TGV à deux niveaux autorise l’ajout ou le retrait de voitures de première ou de seconde classe selon les lignes et les saisons. Une rame offre 740 places, soit 20 % de plus que son prédécesseur ; en rames doublées, la capacité dépasse 1 400 places. D’après la SNCF, la consommation d’énergie recule de 20 % et les émissions de CO₂ de 32 %. Des batteries conçues par Saft lui assurent une autonomie en cas de rupture de caténaire ou de coupure d’électricité.

SNCF Voyageurs prévoit d’affecter d’abord ces rames à Paris-Marseille. Une trentaine d’unités iront aux liaisons Eurostar sous la Manche ; une autre partie desservira des relations en Italie.



Le Journal des Francais