Douze villes appellent à pérenniser l’encadrement des loyers

Les élus de douze villes et métropoles françaises ont lancé, le 11 septembre 2026, un appel à pérenniser, étendre et renforcer l’encadrement des loyers. Réunis à l’initiative du maire de Paris, Emmanuel Grégoire, les représentants de Paris, Lyon, Marseille, Montpellier, Lille, Rennes, Grenoble, Villeurbanne, Amiens, Pau, Bayonne et Est Ensemble demandent le maintien du mécanisme au-delà de son terme actuel.

Introduit par la loi Alur de 2014 et appliqué à titre expérimental dans soixante-dix communes, le dispositif pourrait s’arrêter fin novembre 2026 en l’absence de texte législatif.

« L’encadrement des loyers n’est pas suffisant pour résoudre la crise du logement et n’est pas parfait, mais il est devenu essentiel », a déclaré Emmanuel Grégoire, en ajoutant que « sa suppression se traduirait par des augmentations vertigineuses des loyers ». Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a affirmé que « la diversité des territoires présents montre que cette mesure a du sens ». Audrey Garino, adjointe au logement à Marseille, a indiqué qu’il s’agit « d’une demande de nos habitants ». La maire de Rennes, Nathalie Appéré, a souligné l’atrophie de l’offre locative dans sa ville sans encadrement.

Selon l’Apur, un locataire parisien a économisé en moyenne 1 019 euros entre juillet 2024 et juin 2025. Jacques Baudrier a chiffré l’effet du dispositif à Paris à « 350 millions d’euros de pouvoir d’achat conservé » sur un an.

Une proposition de loi du député socialiste Iñaki Echaniz, validée par l’Assemblée nationale et inscrite à l’ordre du jour du Sénat, vise à prolonger le mécanisme. Le gouvernement envisage un amendement limitant cette prolongation à deux ans. Christophe Robert, de la Fondation pour le logement des défavorisés, a relevé : « La parole du ministre est donnée, mais je reste très prudent car le calendrier est serré ».



Le Journal des Francais