425 milliards prélevés sur les entreprises : le rapport sénatorial qui dénonce l’asphyxie fiscale

Illustration : LLP

Les prélèvements obligatoires supportés par les entreprises françaises – impôts et cotisations sociales réunis – ont atteint 424,5 à 425,5 milliards d’euros en 2025. C’est le point de départ du rapport d’une mission d’information du Sénat, présenté publiquement ce jeudi 3 septembre. Le document, porté par le groupe Les Indépendants–République et Territoires et rapporté par Emmanuel Capus (sénateur du Maine-et-Loire, Horizons), ne se contente pas de rappeler un classement déjà connu. Il pose une question plus précise : à partir de quel seuil la France se tire-t-elle une balle dans le pied en ponctionnant celles qui créent la richesse, l’emploi et l’investissement ?

Le contexte n’est pas anodin. Croissance molle, endettement record, campagne présidentielle déjà lancée sur le terrain économique : le sujet s’impose. Malgré dix ans de « politique de l’offre » sous François Hollande puis Emmanuel Macron, la France reste, selon les mesures, première ou deuxième de l’Union européenne pour le poids des prélèvements. Pour l’imposition des bénéfices, souligne Emmanuel Capus, elle est même « au premier rang dans le monde depuis la surtaxe d’IS instaurée il y a deux ans ».

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