843 actes antichrétiens en 2025 : les églises se barricadent face à l’insécurité

Illustration : Le JDF

En pleine saison touristique, de nombreux visiteurs se heurtent aux portes closes des édifices religieux. En Dordogne, Sophie et Philippe, un couple d’une cinquantaine d’années, ont rapidement déchanté : la plupart des églises qu’ils souhaitaient découvrir étaient fermées à double tour. « On fait vite le tour des petits villages, alors l’église reste un lieu patrimonial attractif. On est déçus de ne pas avoir pu en profiter », regrette Sophie. Cette situation n’est pas isolée. De plus en plus de lieux de culte ferment au public, non seulement par manque de moyens financiers et humains, mais aussi pour prévenir les cambriolages et les dégradations.

« On est obligé de fermer les églises, sinon c’est la porte ouverte aux délinquants », explique Gisèle Thierry, présidente de la paroisse de Dampierre-les-Bois, dans le Doubs. En avril 2026, l’église de la commune a été pillée et son mobilier dégradé. Depuis, l’édifice n’ouvre plus qu’aux horaires des cérémonies religieuses. Dans certains villages, statues et pièces liturgiques précieuses ne sont plus accessibles qu’en s’adressant à la mairie. Une frustration d’autant plus vive que, dans 90 % des cas, les églises construites avant la loi de 1905 sont propriété des communes et sont censées rester ouvertes à tous.

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