On ne va pas se mentir : voir Marco Rubio, secrétaire d’État américain, annoncer tranquillement qu’il va démonter la Cour pénale internationale « brique par brique si nécessaire », ça met un petit sourire aux lèvres.
Dans une vidéo, une tribune dans le Wall Street Journal et un communiqué officiel, l’administration Trump a clairement expliqué le fond du problème : cette institution basée à La Haye, censée juger crimes de guerre, génocides et crimes contre l’humanité, s’est progressivement prise pour le gouvernement moral du monde. Avec une particularité : elle juge surtout les pays qui ne lui plaisent pas, pendant que d’autres passent entre les gouttes.
Les « bureaucrates mondialistes », comme les appelle Rubio, ont notamment eu la bonne idée de s’attaquer à Israël (mandats d’arrêt contre Netanyahou et Gallant) et de vouloir enquêter sur les actions américaines en Afghanistan ou ailleurs. Autant dire qu’ils ont tapé sur la mauvaise enclume.
Donald Trump n’a jamais caché son mépris pour cette cour que les États-Unis n’ont d’ailleurs jamais ratifiée. Sanctions contre les magistrats, dont un juge français, blocage des avoirs, interdiction de visa… l’administration américaine ne fait pas dans la demi-mesure. Et maintenant, elle passe à l’offensive diplomatique : pression sur les alliés, menace de réexaminer l’aide militaire, et même une petite suggestion à Xi Jinping de se joindre à la fête avec la Russie.
On imagine la tête des eurocrates à Bruxelles. L’Union européenne a déjà jugé ces menaces « inacceptables ». Forcément : quand on adore déléguer la souveraineté nationale à des instances supranationales, voir l’Amérique première puissance mondiale reprendre ses billes, ça fait un peu mal.
Une justice internationale… très sélective
La CPI a du mal à cacher son parti pris. Elle s’agite beaucoup moins quand il s’agit de certains régimes qui ne sont pas dans le camp occidental. Mais dès qu’Israël se défend ou que les États-Unis mènent une opération militaire, les robes noires s’enflamment. C’est presque touchant de naïveté : croire que des juges non élus, non contrôlés par un peuple, puissent arbitrer sereinement les affaires du monde.
Trump et Rubio le disent sans détour : ce tribunal ambitionne de devenir un « arbitre mondial affranchi de tout contrôle ». Traduction : une sorte de super-procureur planétaire capable d’embêter les dirigeants des grandes puissances souveraines. Charmant projet… sur le papier. En pratique, cela revient surtout à affaiblir les nations qui acceptent encore de se défendre.
Bien sûr, les habituels défenseurs des droits de l’Homme hurlent à l’atteinte à « l’ordre international fondé sur des règles ». Cet ordre qui, curieusement, n’a jamais vraiment empêché les vrais criminels de dormir. On les laisse gentiment s’indigner. Pendant ce temps, l’Amérique de Trump rappelle une vérité simple et un peu provocante : la souveraineté nationale prime sur les beaux principes de salons internationaux.
On n’est pas obligé d’être d’accord avec toutes les méthodes. Mais avouons-le : voir une grande puissance envoyer balader ce genre d’institution autoproclamée a quelque chose de rafraîchissant. Dans un monde où tout le monde veut dicter aux autres comment vivre, l’Amérique de Trump répond simplement : « Occupez-vous de vos affaires. »
Et quelque part, on sourit.
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