Macron voulait son QR Code patriotique, la justice lui a dit « circulez, y a rien à scanner »

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Alléluia, citoyens ! On a frôlé la catastrophe nationale. Pendant un instant, on a bien cru que pour admirer nos soldats défiler sur les Champs-Élysées, il allait falloir s’inscrire sur le site de l’Élysée, remplir un formulaire, attendre son petit QR Code nominatif comme un brave toutou et présenter sa carte d’identité aux forces de l’ordre. Le rêve humide de tout technocrate en mal de contrôle.

Heureusement, l’association Vigie Liberté a dégainé le référé-liberté plus vite que le gouvernement ne dégaine les restrictions. Et miracle de la République (celle d’avant, visiblement) : le tribunal administratif de Paris a annulé cette brillante idée. Motif officiel ? Atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir. En langage courant : « Arrêtez vos conneries, on n’est pas en Corée du Nord. »

Les autorités, elles, se justifiaient avec le grand classique : « Mais c’est pour la sécurité, y’a plein de chefs d’État étrangers ! » Traduction : on veut bien que le peuple vienne applaudir, mais uniquement s’il accepte de se faire ficher gentiment. Parce que rien ne dit « fête nationale » comme un bon petit fichier de données personnelles créé à la va-vite sans base légale. La CNIL va sûrement adorer ce cadeau.

On notera au passage la magnifique continuité macronienne. Après le Passe Sanitaire, le QR Code JO (qui avait déjà rendu fous les Parisiens), voilà qu’on voulait remettre ça pour la fête nationale. C’est beau l’amour du peuple. Surtout quand on le traite comme un troupeau qu’il faut tracer.

Le président-fondateur de Vigie Liberté a résumé l’affaire avec un sens de la formule qui fait plaisir : modalités communiquées tardivement, sans base légale, confusion totale chez les forces de l’ordre… Bref, du grand art administratif. On est passé à deux doigts de voir des grand-mères de 73 ans (ex-réservistes s’il vous plaît) se faire refouler parce qu’elles ne savent pas « flasher ».

Résultat des courses : on revient aux bonnes vieilles méthodes françaises – filtrage, contrôles visuels, palpations. Du bon sens à l’ancienne. Qui aurait cru qu’en 2026, défendre le droit d’aller applaudir le défilé sans QR Code serait considéré comme une victoire pour les libertés publiques ?

En attendant, on trinque à cette petite claque judiciaire. Et on se dit que, quelque part, le fantôme du Général doit sourire en se disant : « Ils ont quand même failli tout gâcher avec un bout de papier numérique. »

Joyeux 14 juillet, et surtout… n’oubliez pas votre carte d’identité. Le QR Code, lui, est resté dans les limbes où il aurait toujours dû rester.

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