Bellamy met en lumière l’échec total de la politique migratoire d’Emmanuel Macron

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Dans un entretien accordé à nos confrères du Figaro, François-Xavier Bellamy, eurodéputé et vice-président des Républicains, salue l’adoption définitive, mercredi 17 juin, du règlement « Retour » par l’Union européenne. Ce texte majeur, pour lequel il s’est battu, vise à mettre fin à des décennies d’impuissance face à l’immigration illégale. Il permet notamment la création de centres de retour hors d’Europe, allonge considérablement les durées de rétention et renforce les outils des États pour exécuter les expulsions. Un tournant potentiel… que la France de Macron semble déjà vouloir contourner.

Un règlement qui rompt avec l’impuissance passée

Après huit ans de blocage sur la révision de la directive précédente, le règlement Retour s’appliquera immédiatement. Il remplace un système dysfonctionnel où moins d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) sur dix n’était exécutée. Parmi les mesures phares défendues par Bellamy :

  • Centres de retour hors d’Europe : en coopération avec des pays tiers. Cela met fin au chantage des États qui refusent de reprendre leurs ressortissants. Une dizaine de pays européens préparent déjà ces centres. L’Europe pourra elle-même en négocier.
  • Durée de rétention : portée jusqu’à deux ans (contre 70 jours maximum aujourd’hui en France), et illimitée pour les individus présentant un risque pour la sécurité.
  • Suppression du délai de départ volontaire obligatoire et recours non suspensifs : fin des procédures dilatoires qui engorgent les tribunaux.
  • Rétablissement du délit de séjour irrégulier : outil précieux pour les forces de l’ordre, notamment contre les filières de passeurs.
  • Sanctions contre les pays non coopératifs : interdiction de visas européens pour ceux qui refusent de reprendre leurs nationaux. Un principe de bon sens que Bellamy a imposé de haute lutte.
  • Interdiction d’entrée même légale pour les étrangers ayant commis un crime ou un délit en Europe.

Ces dispositions traitent une à une les causes de l’inefficacité actuelle. Comme le souligne Bellamy : « Nous refusons d’organiser notre impuissance. »

La position ubuesque de Macron et de son gouvernement

Le contraste avec l’exécutif français est saisissant. Le ministre de l’Intérieur a applaudi le texte tout en refusant d’ouvrir des centres de retour. Une hypocrisie que Bellamy relie directement à la vision d’Emmanuel Macron : préférer la répartition des migrants illégaux entre États européens plutôt que leur retour effectif dans leur pays d’origine.

Cette posture « en même temps » a échoué. Les députés macronistes ont d’ailleurs voté contre le texte à Strasbourg, malgré le soutien d’une grande partie de leur groupe. Résultat : la France reste dépendante de régimes hostiles (comme l’Algérie, avec 51.000 interpellations d’irréguliers l’an dernier et quasi-impossibilité d’expulsion). Ouvrir des centres de retour ne nous rendrait pas plus dépendants des pays tiers – nous le sommes déjà. Cela nous redonnerait simplement la maîtrise.

Coûts, réalités et implications pour la France

Les opposants crient à la méthode coûteuse. Pourtant, la situation actuelle l’est bien davantage : la France paie 67.000 nuits d’hôtel par nuit, en majorité pour des étrangers en situation irrégulière. Sans compter les dépenses sociales, médicales, sécuritaires et les conséquences sur la cohésion nationale. Les centres de retour, financés via des facilités commerciales ou de l’aide au développement, permettraient des économies massives tout en envoyant un message clair aux candidats à l’immigration illégale : « Vous ne resterez pas. »

Ce règlement s’inscrit dans un contexte européen plus large : 26 pays sur 27 l’ont soutenu. Le Danemark, l’Autriche, l’Allemagne ou les Pays-Bas avancent déjà sur ces centres (Rwanda, Ouzbékistan, Ouganda, etc.). La France, pays en première ligne par sa géographie et ses politiques attractives, risque de rester à la traîne si elle ne saisit pas l’opportunité.

Bien évidemment, ce texte ne résout pas tout. Il n’aborde pas l’immigration légale, l’asile (souvent abusé), ni les causes profondes dans les pays d’origine (corruption, modèles économiques basés sur l’export de main-d’œuvre). Des accords bilatéraux solides seront nécessaires, et la volonté politique des gouvernements restera déterminante. L’Europe ne doit pas se substituer aux États, mais leur redonner des outils. C’est exactement ce que fait ce règlement.

Un symptôme de la fracture droite / macronie

Bellamy incarne ici la droite responsable : celle qui refuse le défaitisme et travaille patiemment à des solutions concrètes, comme elle l’a fait sur d’autres dossiers (nucléaire, déréglementation). À l’inverse, le camp macronien persiste dans une vision idéologique qui traite l’immigration comme une fatalité ou une chance, au détriment des classes populaires françaises.

Dans la perspective de la présidentielle 2027, ce débat est central. Les Français, confrontés quotidiennement aux conséquences de l’immigration incontrôlée (insécurité, logements saturés, services publics débordés), attendent des actes, pas des discours.

Les habitants ont le pouvoir d’exiger que la France applique pleinement ce règlement Retour. Dire stop à la répartition, dire oui aux retours effectifs. C’est une question de souveraineté, de finances publiques et de survie culturelle.

Qu’en pensez-vous ? Faut-il créer sans délai des centres de retour ? Macron changera-t-il de cap ou continuera-t-il à organiser l’impuissance ? Réagissez en commentaires, partagez cet article et restez vigilants : l’alternance que prépare la droite est plus que jamais nécessaire.

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