L’ARCOM va-t-elle faire fermer CNEWS ?

Photo : Vilkasss

Dans un communiqué publié le lundi 15 juin 2026, l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) a franchi un cap historique dans le contrôle de l’information en France. Le gendarme de l’audiovisuel a mis en demeure CNews de se conformer à « l’exigence d’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion », sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’au retrait de la TNT de la chaîne, comme ce fut le cas pour C8.

Cette décision marque une escalade majeure dans la censure d’État. Pour la première fois, l’Arcom ne se contente plus de mesurer les temps de parole politiques : elle s’immisce directement dans le contenu éditorial, les thématiques abordées, le vocabulaire employé et l’équilibre des débats.

168 heures de programmes scrutés à la loupe

Pour justifier cette mise en demeure, l’Arcom a visionné pas moins de 168 heures de programmes de CNews. Les agents de cette nouvelle Securitate ont analysé en détail les sujets traités, les invités, les propos tenus, la place laissée à la contradiction et même la tonalité générale de la chaîne. Bilan de cette enquête digne d’un service de renseignement : CNews consacrerait « trop de temps » à la sécurité intérieure, à l’immigration, à l’islam, tout en manifestant une défiance envers l’institution judiciaire et en critiquant trop systématiquement La France Insoumise (LFI).

De quel droit un organisme d’État décide-t-il de la bonne proportion de sujets sur l’immigration ou l’insécurité ? se demandent de nombreux observateurs. Alors que la France fait face à une crise migratoire sans précédent, à une explosion des violences urbaines et à une islamisation rampante de certains territoires, parler de ces réalités quotidiennes deviendrait un déséquilibre « manifeste et durable » ?

Une saisine suspecte de Reporters sans frontières

Ironie de l’histoire : c’est une saisine de l’association Reporters sans frontières (RSF), pourtant créée pour défendre la liberté des journalistes face aux pouvoirs autoritaires, qui a déclenché cette procédure. Robert Ménard, son fondateur, doit faire des bonds en voyant son organisation transformée en apprenti censeur au service du pouvoir macronien.

Cette décision intervient après une mise en demeure similaire adressée à Radio France, accusée de manipulation anti-RN durant les municipales. Le deux poids, deux mesures est flagrant : jamais l’Arcom n’a scruté avec la même sévérité France Inter ou d’autres médias publics, pourtant largement dominés par une seule ligne éditoriale progressiste.

Une menace existentielle pour CNews

Le groupe Bolloré, propriétaire de CNews, a réagi fermement : « L’appréciation portée par l’autorité sur le pluralisme des courants de pensée conduit à une interprétation excessivement restrictive de la liberté éditoriale dont doivent bénéficier les médias dans une démocratie. » La chaîne annonce qu’elle portera l’affaire devant le Conseil d’État, et le cas échéant devant les juridictions européennes.

La menace est claire : abandonnez votre ligne éditoriale indépendante ou nous vous pousserons à la fermeture. Après les réseaux sociaux (loi sur les « fake news », régulation renforcée), le pouvoir s’attaque désormais à la télévision non conforme. Emmanuel Macron et son entourage, confrontés à une impopularité record et à la montée en puissance du Rassemblement National, cherchent visiblement à museler les voix dissidentes avant l’échéance présidentielle de 2027.

Contexte et implications pour la démocratie

Cette affaire s’inscrit dans une dérive plus large de la Macronie contre la liberté d’expression :

  • Multiplication des procédures judiciaires contre les journalistes et intellectuels de droite.
  • Pressions sur les réseaux sociaux via des lois liberticides.
  • Contrôle accru des médias publics, largement acquis à la cause macronienne.

L’Arcom, dont le coût de fonctionnement avoisine les 50 millions d’euros par an, se transforme en police de la pensée. Son rôle initial de régulateur se mue en outil de censure idéologique.

Pour les Français attachés à la pluralité réelle de l’information, cette affaire est symptomatique d’un pouvoir aux abois qui préfère supprimer le thermomètre (les médias qui alertent) plutôt que de soigner la fièvre (l’insécurité, l’immigration incontrôlée, le déclin national).

Qu’en pensez-vous ? L’Arcom doit-elle être supprimée ? La menace contre CNews est-elle une atteinte grave à la démocratie ? Partagez cet article, réagissez en commentaires et abonnez-vous à notre newsletter gratuite pour suivre sans filtre les atteintes aux libertés et l’actualité politique.

La liberté d'une nation se mesure à son rapport avec la liberté d'expression. La censure est forcément mauvaise, pernicieuse, dangereuse, liberticide. C'est pour cette raison que Le Journal des Français est intransigeant sur ces domaines et effectue une veille très attentive de toutes les atteintes à cette liberté non négociable.

Chaque jour, nous surveillons les censeurs et nous vous racontons tout ce qu'ils font pour tenter de réduire nos libertés. Et pour ce faire, votre soutien est primordial.

En vous abonnant dès maintenant au Journal des Français, vous assurez la pérennité d'un média indépendant qui protège vos libertés fondamentales contre toutes les atteintes commises par l'exécutif ou le législateur. Abonnez-vous, maintenant.

5€/mois — petits revenus

70€/an — 2 mois offerts

Soit l’équivalent de 5,83€/mois.

3 Commentaires


Le Journal des Francais