C’est une excellente nouvelle pour la dignité humaine et pour la France. Dans une tribune publiée ce jeudi dans Ouest-France, quinze personnalités politiques de tous horizons se dressent fermement contre la Gestation Pour Autrui (GPA), y compris lorsqu’elle est présentée sous le doux euphémisme d’« éthique ».
Menée par Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, cette initiative rassemble des figures de gauche, du centre et de droite, prouvant qu’il existe encore des sujets qui transcendent les clivages partisans lorsque l’essentiel est en jeu.
Un front uni pour protéger les femmes et les enfants
Parmi les signataires, on retrouve des personnalités aussi diverses que :
- Laurence Rossignol (sénatrice PS et ancienne ministre de l’Égalité et des Familles)
- Xavier Bertrand (ex-ministre LR de la Santé)
- Agnès Buzyn (ancienne ministre de la Santé)
- Nicole Belloubet et Rachida Dati (anciennes Gardes des Sceaux)
Tous affirment avec force : « Avons-nous le droit de mettre le corps des femmes à la disposition du désir d’autrui ? Notre réponse est non. »
Ils dénoncent avec lucidité le marché mondial de la GPA, estimé à près de 15 milliards de dollars en 2023 et promis à plus de 100 milliards d’ici 2033. Un système industriel où des agences et intermédiaires prospèrent sur le dos des femmes, souvent les plus vulnérables. Ils refusent également l’argument fallacieux selon lequel la GPA serait une solution à l’effondrement de la natalité : « Confondre démographie et commerce reproductif », soulignent-ils avec justesse.
Un message clair et bienvenu
Cette tribune intervient alors que Gabriel Attal avait récemment relancé le débat en invitant à ne pas « occulter » le sujet. La réponse de ces quinze personnalités est sans ambiguïté : non, la France ne doit pas franchir cette ligne rouge.
Elles rappellent avec force que protéger les enfants nés de GPA à l’étranger ne signifie pas valider le système qui les a fait naître. Une position équilibrée, humaine et responsable.
On ne peut que se réjouir de voir des élus de sensibilités différentes se réunir pour défendre une même conviction : le corps des femmes n’est pas un produit, et l’enfant n’est pas une marchandise. Cette tribune est un véritable bol d’air dans un débat souvent confisqué par les idéologies progressistes les plus radicales.
Un signal fort pour la société française
En affirmant que certaines lignes « transcendent les appartenances partisanes », ces personnalités montrent qu’il est encore possible de faire de la politique avec des principes et non uniquement avec des calculs électoraux.
Cette initiative transpartisane est non seulement courageuse, mais elle est aussi profondément réconfortante. Elle rappelle que la France peut encore se rassembler autour de valeurs essentielles : la dignité de la femme, la protection de l’enfance et le refus de transformer la procréation en un marché.
Bravo à Aurore Bergé et à tous les signataires. Leur voix porte et elle est bienvenue. Espérons que ce bel élan collectif inspire d’autres responsables et contribue à maintenir fermement l’interdiction de la GPA en France.
C’est une victoire pour la raison, pour l’éthique et pour l’humanité.
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