C’est acté, la plupart des décisions de politique interne de Jacques Chirac furent des erreurs. Parmi ces fautes, l’arrêt du Service National n’est pas la moindre. À tel point que l’embryon de retour du Service national, sous forme de volontariat, est un succès inespéré.
C’est une excellente nouvelle pour notre jeunesse et pour la Nation : près de 5000 jeunes âgés de 18 à 25 ans ont déjà déposé un dossier de candidature pour intégrer le Service National Volontaire lancé par Emmanuel Macron. Pour seulement 3000 places ouvertes en 2026, cela représente presque deux candidats par poste ! Un engouement remarquable qui dépasse largement les attentes et témoigne d’une réelle envie d’engagement chez nos jeunes.
Les Armées, qui pilotent ce dispositif, se réjouissent ouvertement. « Ces résultats attestent clairement de l’envie d’engagement de notre jeunesse », a déclaré le commissaire général Thierry de La Burgade, directeur du projet. Plus de 1000 candidats ont déjà été sélectionnés, et plus de 4000 dossiers sont encore en cours d’étude à la mi-mai. Les jeunes ont jusqu’à la fin de l’été pour postuler et rejoindront les unités entre septembre et novembre, en métropole comme en outre-mer.
Une formule qui plaît
Le Service National Volontaire propose une expérience de dix mois au sein des armées, avec un mois de formation initiale suivi d’une intégration dans les unités. Les volontaires perçoivent une rémunération d’environ 800 euros bruts par mois et sont logés. Ils peuvent également bénéficier d’un droit à césure s’ils sont étudiants, leur permettant de reprendre leurs études sans rupture de parcours.
Particulièrement encourageant : plus de 20 % des candidats sont des femmes, un taux supérieur à l’actuel taux de féminisation dans les armées (17 %). C’est le signe que ce service volontaire séduit au-delà des profils traditionnellement attirés par l’uniforme.
Un dispositif ambitieux qui monte en puissance
Le programme va s’accélérer progressivement : après 3000 volontaires en 2026, les armées prévoient d’en accueillir 4000 en 2027, puis 10 000 en 2030, avec une ambition affichée de 42 500 en 2035. Une montée en charge progressive qui permettra d’affiner le dispositif et de répondre au mieux aux attentes des jeunes comme aux besoins des forces armées.
Les candidatures sont sélectionnées selon trois critères principaux : l’aptitude médicale, la motivation et l’adéquation aux besoins des armées. Les missions seront concrètes et utiles : soutien aux opérations, aide à la protection du territoire, engagement dans des domaines techniques ou logistiques.
Un vent de renouveau
Ce succès vient contredire tous les discours déclinistes sur une jeunesse soi-disant individualiste, désengagée ou uniquement préoccupée par les écrans. Au contraire, il révèle une génération en quête de sens, prête à s’investir pour quelque chose qui dépasse l’individu : le service de la France.
Emmanuel Macron, qui avait annoncé ce Service National Volontaire, peut se féliciter d’avoir vu juste. Dans une époque marquée par le repli communautaire et le doute sur l’idée même de Nation, ce dispositif redonne de la fierté et offre un cadre structurant à des milliers de jeunes.
On ne peut que se réjouir de cet élan. La France a besoin de cette jeunesse volontaire, patriote et engagée. Et manifestement, cette jeunesse a aussi besoin de la France.
Bravo à tous ces candidats. Et que les 3000 heureux élus de 2026 vivent une expérience enrichissante, formatrice et utile à notre pays. La suite s’annonce encore plus belle.


