Un Tunisien de 27 ans projetait une attaque au Louvre et contre des Juifs

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Un ressortissant tunisien âgé de 27 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire lundi pour association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation d’un attentat d’inspiration djihadiste, a annoncé le Parquet national antiterroriste (PNAT).

Les faits

Interpellé le 7 mai dernier, Dhafer M., né en 1999 à Djerba (Tunisie), est soupçonné d’avoir projeté une action violente contre un musée parisien – très probablement le Louvre – ainsi que contre des membres de la communauté juive. Il aurait également envisagé de quitter la France pour rejoindre les rangs de l’organisation État islamique (EI) en Syrie ou au Mozambique.

L’enquête a été ouverte du chef d’association de malfaiteurs terroriste en vue de la commission de crimes d’atteinte aux personnes, et confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Déroulement de l’affaire

L’affaire débute le 28 avril lors d’un contrôle de police dans le centre de Paris. Circulant avec un faux permis de conduire, l’homme, résidant à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) et sans titre de séjour valide, est placé en garde à vue puis en centre de rétention administrative. Arrivé irrégulièrement en France en 2022 via Lampedusa, il déclarait chercher du travail.

L’analyse de son téléphone portable a révélé :

  • De nombreuses vidéos de propagande jihadiste ;
  • Des centaines de photos d’armes à feu et de couteaux ;
  • Des recherches sur ChatGPT portant sur « comment fabriquer une bombe » et les effets du TNT ;
  • Une photo de profil représentant un combattant de l’EI exécutant des prisonniers ;
  • Une vidéo dans laquelle il lève l’index (signe de l’unicité divine, symbole d’allégeance aux groupes djihadistes) en criant « Allah Akbar ».

À l’issue de sa garde à vue, le Parquet national antiterroriste a requis son inculpation et son placement en détention provisoire, décision confirmée par le juge d’instruction.

Contexte de la menace jihadiste

Selon la synthèse 2025 du PNAT, la menace jihadiste, après un net recul entre 2021 et 2023, est repartie à la hausse depuis 2024. En 2025, trois attentats d’inspiration jihadiste ont été commis en France (Apt, Mulhouse, Lyon), causant deux morts, tandis que sept projets ont été déjoués grâce à l’action de la DGSI.

Cette affaire intervient dans un contexte où les services de renseignement continuent de surveiller étroitement les individus radicalisés, notamment ceux arrivés récemment sur le territoire via les routes migratoires méditerranéennes.

L’information judiciaire suit son cours.

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