Scandale : le Conseil d’État préfère les loisirs des détenus à la sécurité des Français

Illustration : Le JDF

Mardi 5 mai 2026, le Conseil d’État a annulé la circulaire de Gérald Darmanin qui suspendait les sorties collectives culturelles et sportives des détenus. Cette décision intervient quelques semaines seulement après une évasion spectaculaire d’un prisonnier de Nanterre lors d’une sortie au Louvre, et après deux autres évasions survenues en novembre et décembre 2025 lors de permissions similaires. Au lieu de protéger la société, la plus haute juridiction administrative préfère rétablir les « droits » des détenus à des loisirs subventionnés.

Un laxisme assumé malgré les évasions répétées

Le 13 mars 2026, après la fuite d’un détenu dans le RER A lors d’une sortie de groupe au musée du Louvre, le garde des Sceaux Gérald Darmanin avait demandé à l’administration pénitentiaire de donner un avis défavorable systématique à ces permissions collectives « jusqu’à nouvel ordre ». Une mesure de bon sens après trois évasions en quelques mois lors d’activités culturelles ou sportives.

Pourtant, le Conseil d’État a jugé cette suspension illégale, au motif qu’elle contreviendrait à l’article D.143-4 du Code de procédure pénale. Les juges ont même souligné que « le nombre d’évasions » lors de ces sorties était « extrêmement faible » rapporté au nombre total de permissions. Une statistique pour le moins cynique quand on sait que chaque évasion remet en liberté un individu déjà condamné, souvent dangereux, et fait courir des risques bien réels aux citoyens.

Les détenus avant les victimes et la sécurité publique

Cette décision illustre une fois de plus le déséquilibre choquant qui règne dans le système judiciaire français : on s’inquiète davantage des « possibilités d’en réaliser sur l’ensemble de l’année 2026 » pour les détenus que de la sécurité des Français. Le Conseil d’État regrette même que la mesure de Darmanin ait « hypothéqué sérieusement » les sorties des prisonniers.

Pendant ce temps, les victimes, les familles endeuillées et les contribuables qui financent ces « activités culturelles » (transports, encadrement, billets de musée…) attendent toujours que la justice se souvienne qu’une peine de prison doit d’abord punir et protéger la société, pas offrir des sorties récréatives à ceux qui ont déjà failli à la loi.

Un système qui privilégie le confort carcéral au détriment du réel

En cassant la circulaire ministérielle, le Conseil d’État envoie un message clair : même après des évasions, les plaisirs culturels des détenus restent une priorité. Cette vision angélique de la réinsertion par la visite au Louvre ou le match de foot ignore la réalité des prisons françaises, gangrenées par la récidive et la radicalisation.

Les Français en ont assez de ce traitement ultra-favorable réservé à une population qui, rappelons-le, est en prison pour une raison précise. Au moment où la délinquance et la criminalité pèsent lourdement sur le quotidien, voir le Conseil d’État s’ériger en défenseur des sorties culturelles des détenus apparaît comme une provocation supplémentaire.

Il est grand temps que la politique pénale cesse de privilégier le confort des coupables au détriment de la sécurité et de la dignité des honnêtes gens.

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