Alerte : un second collaborateur du député Raphaël Arnault en garde à vue !

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L’enquête sur la mort de Quentin Deranque, tué le 12 février à Lyon en marge d’un rassemblement politique, a connu un nouveau développement avec l’interpellation d’un second assistant parlementaire lié au député La France insoumise Raphaël Arnault. Selon les informations révélées par nos confrères du Parisien, ce collaborateur figure parmi les personnes actuellement entendues par les enquêteurs.

Une interpellation au Puy-en-Velay

Le suspect, identifié comme Robin Chalendar, né en août 2001, a été interpellé mardi soir au Puy-en-Velay, en Haute-Loire, département dont il est originaire. L’opération a été menée par la Brigade de recherches et d’intervention de Lyon, alors qu’il se trouvait au domicile d’un proche, en compagnie d’un autre individu également placé en garde à vue.

Les policiers de la Division de la criminalité territoriale (DCT) du Rhône cherchent à établir le rôle exact de chacun des onze suspects actuellement entendus dans le cadre de cette affaire.

Des soupçons d’assistance après les faits

Contrairement à un premier assistant parlementaire déjà interpellé, soupçonné d’avoir participé directement aux violences, Robin Chalendar serait, à ce stade, suspecté d’avoir hébergé et aidé l’un des protagonistes présumés après le lynchage mortel. Les enquêteurs tentent de déterminer s’il a contribué à soustraire ce dernier aux recherches des forces de l’ordre.

Le meurtre de Quentin Deranque s’est produit en marge d’une conférence organisée à l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon. La victime, jeune militant patriote, aurait été violemment prise à partie lors d’affrontements impliquant des militants se réclamant de l’ultragauche.

Un pseudonyme à l’Assemblée nationale

Un élément intrigue particulièrement les enquêteurs : le collaborateur aurait été déclaré à l’Assemblée nationale sous un pseudonyme. D’après les informations publiées, il apparaîtrait officiellement sous le nom de « Robin Michel » dans la liste des collaborateurs parlementaires, et non sous son identité complète.

Pourquoi avoir choisi un autre patronyme pour exercer des fonctions parlementaires ? À ce stade, aucune explication officielle n’a été fournie. Cette particularité alimente toutefois les interrogations autour du parcours et de l’entourage du jeune homme.

Un profil déjà connu des services de renseignement

Selon plusieurs sources citées dans la presse, Robin Chalendar serait connu du renseignement territorial pour son appartenance à la mouvance contestataire liée à l’ultragauche. Il serait également inscrit au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (fichier dit « S »), ce qui signifie qu’il est considéré comme susceptible de représenter une menace pour la sûreté de l’État.

Ces éléments ne préjugent en rien d’une culpabilité pénale dans l’affaire en cours, mais ils participent au contexte général dans lequel s’inscrit l’enquête.

La réaction de Raphaël Arnault

Mardi soir, après l’annonce de la première garde à vue visant un autre collaborateur, Raphaël Arnault avait indiqué sur le réseau social X que ce dernier avait cessé ses activités parlementaires et que des démarches avaient été engagées pour mettre fin à son contrat.

Concernant le second assistant, le député n’avait pas publiquement mentionné son interpellation au moment des premières déclarations. Sollicité par plusieurs médias, il n’a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

Un dossier à forte résonance politique

L’affaire dépasse désormais le seul cadre judiciaire. Elle suscite une onde de choc dans la sphère politique, en raison des liens entre plusieurs des personnes interpellées et un député en exercice. Parmi les suspects figureraient d’anciens membres d’un groupuscule militant dissous par le ministère de l’Intérieur pour risques de troubles à l’ordre public.

Les gardes à vue peuvent durer jusqu’à 96 heures dans certaines circonstances, notamment en matière criminelle. À l’issue de ces mesures, le parquet décidera soit de libérer les intéressés, soit de les déférer devant un juge en vue d’une éventuelle mise en examen.

À ce stade, l’enquête se poursuit afin de reconstituer précisément le déroulement des faits et d’établir les responsabilités individuelles dans ce qui est désormais qualifié de lynchage mortel.

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