Le climat politique ne cesse de se tendre après la mort de Quentin Deranque à Lyon. Invité d’Europe 1/CNEWS, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a donc appelé à établir « un cordon sanitaire » autour de La France Insoumise lors des prochaines échéances électorales.
La formule n’est pas anodine. Elle inverse une expression longtemps utilisée contre son propre camp. « Jean-Luc Mélenchon a des comptes à rendre. (…) Il est le déshonneur de la République », a lancé l’eurodéputé, visant directement le chef de file insoumis, Jean-Luc Mélenchon.
« Les tueurs présumés sont peut-être à l’Assemblée »
Le contexte est celui de l’interpellation de Jacques-Élie Favrot, collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, dans le cadre de l’enquête sur le lynchage mortel de Quentin Deranque. Les investigations se poursuivent, mais l’affaire a déjà des répercussions politiques majeures.
Sur le plateau, Jordan Bardella a durci le propos : « Les tueurs présumés sont peut-être à l’Assemblée. » Une phrase lourde, qui vise explicitement les liens supposés entre certains élus ou proches de LFI et le collectif antifasciste La Jeune Garde.
À propos de ce groupe, fondé en 2018 et dissous en juin 2025, il a parlé d’« une couveuse idéologique de mouvements ultra-violents », comparant son fonctionnement « au modèle des milices paramilitaires des années 1930 ». Et d’ajouter : « Si je suis chef de gouvernement demain, je les traiterai comme des organisations criminelles, terroristes. »
Le « front républicain » dans le viseur
Au-delà de LFI, c’est toute la mécanique du « front républicain » qui est visée. Jordan Bardella a directement mis en cause Gabriel Attal et François Hollande, leur reprochant d’avoir appelé, en 2024, à faire élire des candidats du Nouveau Front populaire comprenant des Insoumis.
« Gabriel Attal a appelé à faire élire des députés de LFI. Lui et ses amis ont une responsabilité morale », a-t-il déclaré, estimant que ceux qui ont favorisé l’élection de députés insoumis ne peuvent aujourd’hui s’exonérer des conséquences politiques de l’affaire.
À propos de François Hollande, revenu sur le devant de la scène lors des législatives de 2024 sous les couleurs du Nouveau Front populaire, il a ironisé : « Il cherche à faire oublier que sur son matériel de campagne, il y avait le logo de LFI. »
Mélenchon dénonce une inversion des rôles
De son côté, Jean-Luc Mélenchon rejette toute responsabilité de son mouvement dans le drame lyonnais. Le leader insoumis a affirmé que son parti n’avait « rien à voir » avec le lynchage et a dénoncé une instrumentalisation politique.
Il avait déjà déclaré : « C’est nous qui sommes agressés ! », estimant que LFI était la cible d’une campagne visant à l’associer systématiquement à la violence politique.
Cette posture est jugée inacceptable par le président du RN, qui refuse « qu’on s’érige en victime quand des faits d’une telle gravité viennent d’être révélés ».
Une séquence politique explosive
L’affaire Quentin Deranque agit comme un révélateur des fractures françaises. À droite et à l’extrême droite, les appels à « mettre fin à la complaisance envers l’ultragauche » se multiplient. À gauche, on dénonce une récupération.
L’expression de « cordon sanitaire », désormais revendiquée par Jordan Bardella contre LFI, marque un tournant symbolique. Elle traduit la volonté assumée d’isoler politiquement les Insoumis, et annonce des campagnes électorales sous haute tension.
La bataille des mots est engagée, et elle ne fait que commencer.
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