À l’occasion de ses vœux à la presse locale, le préfet de la Gironde, Étienne Guyot, a présenté les premiers éléments du bilan de sécurité du département pour l’année 2025. En poste depuis janvier 2023, le représentant de l’État a notamment abordé la question de l’immigration irrégulière et de son lien avec la délinquance enregistrée dans l’aire métropolitaine bordelaise.
Selon ses propos rapportés par plusieurs médias régionaux, « 49 % des auteurs de la délinquance sur la voie publique dans la zone métropolitaine sont étrangers ».
La donnée communiquée concerne spécifiquement la délinquance dite « de voie publique », c’est-à-dire les infractions constatées dans l’espace public : vols, dégradations, violences non domestiques, trafics visibles ou troubles à l’ordre public.
Le lien établi avec les OQTF
Dans le même discours, le préfet a indiqué vouloir renforcer l’action de l’État contre les personnes étrangères faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il a déclaré : « Nous allons tout faire pour que les OQTF partent, parce qu’ils tombent parfois dans la délinquance. »
Cette orientation s’inscrit dans la politique nationale visant à augmenter le taux d’exécution des décisions d’éloignement, régulièrement jugé faible par les autorités publiques.
Une hausse des expulsions annoncée
Étienne Guyot a également affirmé que le nombre d’éloignements effectifs d’étrangers en situation irrégulière avait progressé en 2025. Selon la préfecture, les expulsions auraient augmenté d’environ 30 % par rapport à l’année 2024 dans le département de la Gironde.
Parmi les personnes éloignées, près des deux tiers auraient bénéficié du dispositif d’aide au retour volontaire, qui prévoit la prise en charge du billet de retour ainsi qu’une allocation financière pouvant atteindre 3.500 euros selon la situation individuelle.
Un contexte local marqué par le débat sur l’insécurité
Ces déclarations interviennent dans un climat local où la question de l’insécurité fait régulièrement l’objet de débats publics, notamment à Bordeaux et dans sa périphérie. Plusieurs quartiers sont concernés par des problématiques récurrentes de trafic de stupéfiants, de cambriolages et de dégradations, régulièrement relayées par la presse régionale et les élus municipaux.
Le bilan de sécurité détaillé de la Gironde pour l’année 2025 doit être publié intégralement par la préfecture dans les jours à venir, avec des statistiques complètes sur l’évolution des infractions et des interpellations.
La publication de ces données permettra de préciser le cadre exact des chiffres avancés et leur comparaison avec les années précédentes.

