1,4 kilo de cannabis retrouvé sur le lit d’un détenu à Nanterre !

Illustration : LeJDF

Vendredi, au centre pénitentiaire de Nanterre, des surveillants ont procédé à un contrôle après avoir surpris un détenu en train de consommer un joint en dehors de sa cellule. L’homme a refusé d’obtempérer lorsque l’extinction de sa cigarette et la remise du produit lui ont été demandées. Cette situation a conduit la hiérarchie à ordonner immédiatement une fouille complète de sa cellule.

Une saisie d’une ampleur inhabituelle

Au cours de cette fouille, les agents ont découvert un peu plus de 1,4 kilo de résine de cannabis, posé sur le lit du détenu et dissimulé de manière sommaire. Une telle quantité est exceptionnelle en milieu carcéral, où les stupéfiants sont généralement introduits en petites doses afin de limiter les risques en cas de contrôle.


Outre la drogue, un téléphone portable de type iPhone et son chargeur ont également été retrouvés, confirmant l’existence d’objets prohibés dans la cellule.

Interpellation et ouverture d’une enquête

Le détenu a été immédiatement extrait de l’établissement et placé en garde à vue. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les conditions d’introduction de cette quantité importante de stupéfiants au sein de la maison d’arrêt, ainsi que l’éventuelle implication de complices, internes ou externes à l’établissement.

Les investigations devront notamment établir si la drogue a été introduite par projection depuis l’extérieur, par l’intermédiaire de visiteurs, ou via des circuits de corruption.

Un contexte de contrôles renforcés

Cette affaire intervient alors que le ministère de la Justice a engagé, depuis plusieurs mois, un renforcement des opérations de fouilles dans les établissements pénitentiaires, avec des contrôles de grande ampleur visant à saisir téléphones portables, drogues et autres objets interdits.

Fin 2025, des opérations nationales avaient déjà permis la découverte de plusieurs dizaines de kilos de stupéfiants et de milliers d’appareils de communication dissimulés dans différentes prisons françaises.

Des trafics toujours actifs derrière les barreaux

Malgré ces mesures, l’épisode de Nanterre illustre la persistance de réseaux organisés capables de faire entrer des marchandises illicites en détention, parfois en quantités significatives, ce qui pose à nouveau la question des moyens humains, techniques et du renseignement interne disponibles pour endiguer durablement ces pratiques.

Cette saisie spectaculaire rappelle que la lutte contre les trafics en prison reste un chantier largement ouvert.

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