La Fédération nationale des chasseurs (FNC) a annoncé avoir été victime d’une cyberattaque ayant visé une partie de ses systèmes d’information, et plus précisément l’espace en ligne utilisé pour la validation des permis de chasser.
Une attaque détectée le 20 janvier
Selon un communiqué diffusé vendredi et relayé sur les réseaux sociaux, l’intrusion informatique s’est produite dans la matinée du 20 janvier. La fédération indique que l’attaque ciblait « l’espace adhérents du guichet unique de validation des permis de chasser », une plateforme utilisée par les détenteurs de permis pour effectuer leurs démarches administratives.
Les équipes informatiques de la FNC affirment avoir identifié rapidement l’incident et procédé à l’isolement des accès concernés afin de limiter la propagation de l’attaque.
Des systèmes temporairement mis hors ligne
La fédération précise que l’incident est désormais « clos » et que son ampleur serait restée limitée. Les services affectés doivent être remis en fonctionnement progressivement, avec des dispositifs de sécurité renforcés, dans les jours à venir.
Dans l’intervalle, certaines fonctionnalités du guichet unique ont été suspendues afin de permettre des vérifications techniques approfondies et d’éviter toute nouvelle tentative d’intrusion.
Aucune donnée bancaire ni information sur les armes concernée, selon la FNC
Dans sa communication officielle, la FNC se veut rassurante sur la nature des informations potentiellement exposées. Elle indique qu’aucune donnée bancaire, aucun mot de passe et aucune information relative à la détention d’armes ne figureraient parmi les éléments concernés par l’attaque.
La fédération appelle toutefois ses adhérents à faire preuve d’une vigilance accrue, notamment face à d’éventuels courriels, messages ou appels inhabituels, et rappelle qu’il ne faut jamais communiquer ses identifiants personnels.
Une plainte déposée et une enquête en cours
Les autorités compétentes ont été saisies, dont la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Une plainte a également été déposée, ouvrant la voie à une enquête judiciaire destinée à déterminer l’origine de l’attaque, les méthodes employées et l’éventuelle exploitation de données.
À ce stade, aucun élément n’a été communiqué sur l’identité des auteurs ni sur leurs motivations.
Un contexte marqué par un précédent récent
Cet incident intervient quelques mois après une cyberattaque de grande ampleur ayant touché la Fédération française de tir sportif. À l’automne dernier, près d’un million de profils d’adhérents, actuels et anciens, avaient été concernés par une fuite massive de données.
Dans les semaines qui avaient suivi, une série de vols et de tentatives de vols d’armes à feu avait été constatée dans plusieurs régions, parfois avec l’intervention de personnes se faisant passer pour des policiers et utilisant des informations personnelles issues du piratage. Un suspect de 18 ans a été mis en examen début janvier dans ce dossier, sans que l’ensemble des ramifications n’ait encore été établi.
La FNC affirme pour sa part que l’attaque qu’elle a subie ne présente pas, à ce stade, de caractéristiques comparables en termes d’ampleur ou de conséquences connues.

