Les États-Unis viennent de geler les procédures de visas d’immigrants pour 75 pays. Décision nette, annoncée, appliquée. Pas de sommet interminable, pas de commission consultative, pas de grand débat larmoyant en plateau télé. Une mesure administrative, assumée politiquement, exécutée sans délai.
Et soudain, une vérité crève l’écran : quand un État veut agir, il agit.
Une décision simple, un effet immédiat
Le département d’État suspend les visas d’immigration permanente pour des dizaines de pays. Le périmètre est large. La date d’entrée en vigueur est fixée. Les services appliquent.
Fin de l’histoire.
Aucune paralysie bureaucratique visible. Aucun chantage humanitaire pour bloquer la décision. Aucun juge pour détricoter la mesure avant même son application. L’exécutif décide, l’administration suit.
Ce fonctionnement, ailleurs présenté comme impossible, irréaliste ou « contraire aux valeurs », existe pourtant bel et bien.
Le grand mensonge de l’impuissance politique
Depuis des années, en Europe et particulièrement en France, on explique doctement que « c’est compliqué ». Que les traités empêchent. Que le droit européen bloque. Que les flux sont incontrôlables. Que la mondialisation interdit toute politique ferme.
Washington vient de démontrer l’inverse.
Un pays occidental, démocratique, doté d’institutions lourdes, d’une presse hostile et d’une justice puissante, est capable de bloquer administrativement une immigration permanente en quelques jours.
Donc ce n’est pas une question de faisabilité. C’est une question de volonté.
Gouverner, ce n’est pas commenter
La différence est là : certains gouvernent, d’autres commentent.
En France, chaque drame migratoire donne lieu à une minute de silence, trois plateaux télé, cinq tribunes moralisatrices et un rapport parlementaire oublié six mois plus tard.
Aux États-Unis, on tranche.
On ne convoque pas une « conférence sur le vivre-ensemble ». On ne promet pas une loi pour l’an prochain. On agit.
L’exemple qui gêne
Cette décision américaine est gênante, parce qu’elle détruit le principal alibi des gouvernements européens : « on ne peut pas faire autrement ».
Si. On peut.
Il suffit d’accepter le conflit politique, les cris d’orfraie médiatiques, et surtout d’assumer qu’un État existe pour défendre ses intérêts, pas pour s’excuser d’exister.
Quand le réel rattrape les discours
Pendant qu’en Europe on disserte sur l’« hospitalité », Washington parle de procédures, de contrôle, de suspension, de critères.
Du concret.
Le reste n’est que littérature administrative.
Et cette décision, qu’on l’approuve ou non, a au moins une vertu immense : elle pulvérise l’idée selon laquelle l’immigration massive serait une fatalité technique.
Non. C’est un choix politique.
Et comme tout choix politique, il peut être inversé.
