Sarah Knafo dénonce la repentance politique après l’exfiltration de Maduro

Capture BFMTV

La récente opération américaine ayant abouti à la capture et à l’exfiltration de Nicolas Maduro a déclenché une réaction presque mécanique dans le paysage politique français. Là où Washington salue un succès tactique, une partie de nos élites hexagonales s’égosille sur la « violation du droit international » et la « souveraineté bafouée ». Sarah Knafo, eurodéputée de Reconquête, n’a pas masqué son étonnement devant cette posture qu’elle juge non seulement hypocrite, mais fondamentalement déconnectée des réalités.

Le mot « souveraineté » vidé de sa substance

Pour Knafo, l’emploi du terme “souveraineté” par ceux qui déplorent l’intervention américaine relève d’un glissement sémantique dangereux. Ce mot, rappelle-t-elle, doit renvoyer à l’autorité du peuple, à la capacité d’une nation à protéger ses citoyens. Or, dans le cas vénézuélien, cette souveraineté a été transformée en bouclier pour un régime accusé de fraudes électorales, d’oppression interne et de menaces externes.

Une indignation partagée à gauche et à droite

Ce ne sont pas seulement les partis de gauche qui ont exprimé leur désarroi. Des voix de droite ont également brandi des objections juridiques, invoquant le droit international, comme si ce dernier était une forteresse inviolable plutôt qu’un cadre à adapter aux situations extrêmes. Pour Sarah Knafo, cette convergence est moins le signe d’une cohérence idéologique que d’un réflexe politique pavlovien.

Le peuple vénézuélien oublié du débat

L’eurodéputée ne se contente pas de critiquer nos commentateurs politiques : elle remet en cause leur regard sur le peuple vénézuélien. Depuis des années, des millions de Vénézuéliens ont fui la misère, la violence et l’effondrement économique. Pourtant, ce sont les arguments juridiques qui dominent le débat en France, et non les réalités humaines qui ont poussé des familles entières à chercher refuge ailleurs.

Souveraineté ou complicité involontaire

Pour Knafo, parler de souveraineté sans tenir compte de l’impact du régime de Maduro sur la région relève d’une forme de complaisance. Elle met en lumière les liens qu’entretiennent certains acteurs du pouvoir vénézuélien avec des organisations hostiles à l’Occident, tout en pointant du doigt les conséquences du narcotrafic et de l’immigration incontrôlée qui, selon elle, affectent directement nos sociétés.

Une classe politique à la traîne

Ce débat met surtout en évidence un problème plus large : l’incapacité d’une large part de la classe politique française à dépasser les slogans et à affronter les enjeux géopolitiques avec lucidité. Au lieu d’analyser les faits, beaucoup s’accrochent à des concepts généraux comme des bouées de sauvetage, sans jamais interroger leur pertinence dans un monde bouleversé par les réalités du pouvoir et de l’influence.

Dans ce contexte, la réaction de Sarah Knafo n’est pas seulement un coup de gueule : elle illustre une fracture profonde entre une France encore prisonnière de dogmes rhétoriques et les exigences d’un monde où la force, l’autorité et la responsabilité se trouvent au cœur des grandes questions internationales.

La politique française vous passionne comme elle nous passionne. C'est même pour cette raison que vous venez de lire cet article écrit par l'un de nos rédacteurs bénévoles. Mais l'indépendance du Journal des Français a un coût. Prendre un abonnement, c'est nous garantir que nous pourrons continuer à publier nos articles sur la politique française en toute indépendance.

Abonnez-vous dès maintenant. Vous pourrez ainsi également accéder à nos articles réservés aux abonnés, et vous pourrez commenter tous nos articles. Mais surtout, vous apporterez un soutien précieux à la presse libre.

5€/mois — petits revenus

70€/an — 2 mois offerts

Soit l’équivalent de 5,83€/mois.

4 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires


Le Journal des Francais