Le 14 juin 1985, naissait à Schengen – charmante bourgade luxembourgeoise – un projet qu’on nous vendait comme un progrès de la liberté. À l’époque, le Benelux, la France et la RFA imaginaient un espace de circulation sans frontières. Aujourd’hui ? On circule, en effet. Trafiquants, clandestins, terroristes, gangs de l’Est : tout le monde passe.
Mais pour Emmanuel Macron, fidèle à lui-même, il n’est pas question de voir la réalité. Non, il préfère twitter en majuscules : « Schengen est une force, une garantie de liberté et de sécurité. » Faut-il en rire ou en pleurer ? En 2025, après des attentats, des fusillades, des migrants en errance dans chaque gare, il ose encore sortir cette novlangue euro-béate que même Bruxelles commence à délaisser.
Schengen, ce rêve d’élite devenu cauchemar populaire
L’ancien ministre de l’Intérieur Fabrice Leggeri, qui a dirigé Frontex, a lui-même jeté l’éponge. Dans un rapport resté célèbre, la Commission européenne reconnaissait que 39 millions de personnes étaient entrées sans aucune vérification dans l’espace Schengen. Pas en dix ans. En un an.
Mais pour Macron et sa cour, Schengen, c’est « la liberté ». Quelle liberté ? Celle des clandestins de Calais ? Celle des réseaux de passeurs ? Celle des islamistes qui se baladent de Molenbeek à Saint-Denis ? Le président n’est plus dans le réel depuis longtemps. Il est dans une vision européiste, hors sol, dangereuse.
Une utopie que même les gauches d’Europe rejettent
L’ironie, c’est que ce ne sont pas les droites dites « populistes » qui enterrent Schengen. Ce sont les gauches au pouvoir. L’Allemagne social-démocrate a rétabli ses frontières. Le Danemark, lui aussi à gauche, rejette les lubies de la Cour européenne des droits de l’homme. Ils protègent leurs peuples. Pendant ce temps, Macron, lui, célèbre le traité comme un anniversaire de mariage, oubliant que l’union avec Bruxelles vire au divorce avec le peuple.
Et pendant que l’Europe se réveille… la France rêve encore
Les mots de Philippe de Villiers sonnent aujourd’hui comme une prophétie. Il avait prévenu : Schengen, c’est l’effacement de la nation, la fin de la souveraineté, le début du chaos. Aujourd’hui, ce n’est plus un avertissement : c’est le bilan. Les pays européens rétablissent leurs frontières. Ils dénoncent la folie migratoire. Même les plus tièdes ont compris. Tous ? Non. Un petit village d’irréductibles… à l’Élysée… résiste encore et toujours au bon sens.
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